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[La semaine infernale, Catherine Ronvaux] Quand Harry rencontre Ali

The 2008-05-01 at 08:00 by Eddy. In La Semaine Infernale.

Je l’avoue, j’ai un faible pour James Bond; le côté espion gentleman, les missions secrètes, ça me rend dingue moi ça; alors quand j’ai appris que le petit Harry d’Angleterre était parti en Afghanistan en mission secrète, ça m’a toute retournée.

Y aurait-il donc encore de nos jours des chevaliers espions princes charmants ?

Malheureusement pour lui, des méchants qui lui voulaient du mal l’ont obligé à rentrer avec toute sa patrouille avant la fin de sa mission. Oh, il était déçu, et ça se comprend ! Lui aussi, il voulait jouer à la guéguerre, tirer sur des cibles mobiles, mais il n’en a pas eu le temps.

Oh, pauvre petit prince Harry qui porte si bien l’uniforme bariolé… celui de nazi aussi, c’est vrai.

C’était une mission ultra secrète mais ultra médiatisée. Parfois je me demande comment ils font ces cameramen, pour ne pas être repérés ! C’est incroyable ! On a vu le prince qui marche dans les ruines sous le ciel bleu, au soleil; le prince qui tire à la mitrailleuse et puis le prince qui sort de l’avion, le papa du prince qui vient le chercher avec son sac à dos; c’est tout juste si on ne le voit pas retirer ses bottines crottées pour pouvoir montrer dans la berline, comme un louveteau à la fin de son camp.

Et puis, il est touchant, le prince Harry quand il dit : “J’espère que maman est fière de moi”, ça me bouleverse, même si j’ai toujours cru qu’elle était plutôt anti “mine antipersonnelle” et plutôt genre Croix -Rouge.

C’est touchant, parce que ce ne sont pas nos princes qui seraient partis comme ça au secours de leur population ! Déjà, ils ne seraient pas partis en avion, puisque les airbus de la Défense ne veulent plus décoller ! Et puis j’imagine mal le prince Philippe en train de ramper dans la boue, avec sa mèche toujours devant les yeux. Le prince Laurent, je peux l’imaginer, il est plus jouette, lui c’est normal, il a des chiens, il n’a pas peur de se salir. Mais quand même, seraient-ils prêts à partir au front ? Je ne sais pas !

Heureusement que d’autres ont le courage qu’ils n’ont pas !

Comment ne pas penser à notre Raoul Reyers, notre maître à tous, qui est mort assassiné là-bas, loin de sa patrie, pour quelle idéologie ou jolie fille, on ne sait pas, mais on lui fait confiance !

Quel homme ce Raoul, qui aurait peut-être préféré tomber dans les bois de Verviers mais qui n’a pas hésité à tomber là où on lui a tiré dessus.

Une dernière pensée pour celui qui restera dans nos mémoires comme le dernier des gentlemen espions, peut-être même, le dernier James Bond belge.

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